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Mise à jour :  13/11/14

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Politique pharmaceutique de la Guinée Conakry

Fiche d’identité de la Guinée Conakry
 
Superficie: 246 000 km2
Population: 8 millions (1999)
Taux de croissance de la population : 2,8%
Population urbaine : 32 % (1999)
Espérance de vie à la naissance : 47.1 ans [femme:47.6/homme:46.6] (1999)
PIB PPA (Parité du Pouvoir d’Achat) par habitant : 1934 (1999)
Taux annuel d’inflation : 9 % (1990-96)
Aide officielle au développement, nette, de tous les bailleurs de fonds :
- 295 millions $US (1996)
- par habitant : 44 $US (1996)
Aide Publique au Développement, nette: 237.6 millions de $ (1999)
Aide Publique au Développement par habitant: 32.8$
 
Le système de santé
 
Taux de mortalité des moins de 5 ans: 181%o (1999)
Taux de mortalité infantile : 115%o (1999)
Taux de mortalité maternelle : 670 pour 100 000 naissances
Nombre de prescripteurs : 2604 (1996)/13 médecins pour 100 000 habitants (1999)
Dépense publique de santé : 2.2% du PIB (1998)
 
Le secteur pharmaceutique
 
A. Données générales
 
1. Données économiques
 
- Dépenses publiques en médicaments : 2,7 milliards de Fcfa (1997)
Exportations pharmaceutiques françaises en Afrique francophone (milliers de francs)
 

 

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

Milliers de FF

45 100

54 432

58 033

60 264

54 067

59 474

57 580

68 687

156 574

138 125

69 420

 
2. Ressources humaines
 
Les pharmaciens sont très mal répartis dans le secteur privé. Certaines pharmacies ont du mal à survivre, même à Conakry. Il existe un “quorum” d’1 pharmacie pour 10 000 habitants qui n’est pas respecté. En province, seules 60 pharmacies sont installées avec une rentabilité économique incertaine. Il n’y a pas de formation continue. La formation des préparateurs en pharmacie a disparu. Le personnel employé dans les pharmacies a une formation insuffisante.
> 401 pharmaciens en 1994 et 1998
 
3. Organisation du secteur pharmaceutique
 
Coexistent actuellement deux secteurs principaux : le public et le privé.
 
Secteur pharmaceutique public ou à but non lucratif:
 
Le représentant principal de ce secteur est la Pharmacie Centrale de Guinée définie par le décret n°D/92/333 du 17 décembre 1992. Sa mission est définie dans son article 4 par l’arrêté conjoint A/2002/.6270/MEF/MSP/SGG fixant les statuts de la pharmacie centrale de Guinée.
“La pharmacie centrale de Guinée accomplit une mission industrielle et commerciale, d’intérêt général et de service public. Elle assure l’approvisionnement en produit de santé de qualité, des structures sanitaires, des ONG participant au service public, des projets de coopération bi et multilatérale, des universités, des institutions et autres établissements pharmaceutiques autorisés par le Ministère de la santé du secteur public.”
La Pharmacie Centrale de Guinée a le statut d’Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC), elle possède 5 magasins relais au niveau des régions. Son chiffre d’affaires en 1997 s’élevait à 1,2, milliards de Fcfa et à 1,5 milliards de Fcfa en 1998.A coté de ce représentant principal, il existe aussi des programmes verticaux utilisant d’autres méthodes d’achat et d’autres réseaux de distribution. C’est la cas pour les vaccins gérés par le PEV, les anti-rétroviraux gérés par le PNPCSP (Programme National de prise en Charge sanitaire et de prévention), les thérapeutiques du paludisme gérées par le programme Palu, les anti-tuberculeux par le PNLT, les anti-lépreux par le PNLL. Un manuel de logistique intégrée a été élaboré récemment et doit rapidement être mis en oeuvre afin d’optimiser à la fois les achats et la distribution en centralisant toutes les activités au travers de la PCG qui a été conçue pour cela. La préface de ce document précise : L’intégration des fonctions logistiques suppose l’acceptation par les donateurs et partenaires d’un seul réceptacle pour tous les produits de santé à savoir la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG).
Une deuxième structure gère le médicament du secteur public : la cellule médicament essentiel du PEV/SSP/ME qui a son propre réseau de distribution en région et approvisionne les centres de santé (Il existe pourtant un arrêté n°A/2002 2855 du 26 juin 2002 portant intégration de la cellule médicaments essentiels à la Pharmacie Centrale de Guinée).
 
Secteur pharmaceutique privé :
 
Une part importante des activités pharmaceutiques du pays revient à ce secteur. Il est représenté par 19 sociétés gossistes-répartiteurs, 273 officines, dont 213 dans la capitale. Il y a 17 agences de promotion enregistrées (source DPL). Grossistes-répartiteurs : Laborex, Simprophar et Sodipharm.
 

 

1985

1987

1989

1992

1994

2006

2009

Pharmacies

4

124

129

185

205

 

 

Dépôts

 

 

29

 

40

 

 

Nb grossistes

1

5

6

7

7

19

30

Nb industries

1

1

2

1

0

 

 

 
Evolution du nombre de points de vente, de grossistes et d’industries dans le secteur pharmaceutique privé
> A ces deux secteurs s’ajoute les secteurs public, para public et privé:
Les ONG de santé ayant des activités pharmaceutiques
Le secteur confessionnel (6 centres à Conakry)
Les aides internationales et bilatérales
Les compagnies minières
B. Politique pharmaceutique
 
1. Législation et réglementation des médicaments
 
La politique pharmaceutique en Guinée a été adopté en 1994 ainsi que le plan directeur.
Sur le plan organisationnel et institutionnel, l’administration pharmaceutique est assurée au niveau central par une Direction Nationale de la Pharmacie et des Laboratoires (décret n° 92/121/PRG du 26 mai 1992) et aux niveaux intermédiaires et périphériques par l’Inspection Régionale de la Pharmacie et la section Pharmacie et Laboratoires créées au sein de la DPS (Direction Préfectorale de la Santé).
Un corps de Pharmaciens-Inspecteurs est constitué depuis mars 1993 : 4 inspecteurs de la pharmacie à l’inspection générale de la santé et 8 pharmaciens inspecteurs régionaux rattachés aux Directions régionales de la santé. De nombreuses activités de lutte contre le marché illicite sont en cours.
La Commission Nationale du médicament a été créée par le décret n°D94/043/PRG/SGG sous la tutelle du Ministère chargé de la santé. Son fonctionnement est régi par l’arrêté n°96/0791/MS/CAB/SGG du 8 février 1996. Sa constitution est fixée par l’arrêté n°96/0792/MS/CAB/SGG. Elle comprend 5 sous-commissions spécialisées:
sous-commission d’enregistrement
sous-commission de la sélection et de la révision de la liste Nationale des médicaments et vaccins essentiels, du formulaire et du guide thérapeutique
sous-commission des prix et produits pharmaceutiques
sous-commission d’agrément des entreprises et officines pharmaceutiques
sous-commission de la pharmacovigilance et de la pharmacopée traditionnelle
 Un arrêté n°96/0791/MS/CAB/SGG porte modalité de son fonctionnement.
Les textes législatifs et réglementaires du domaine de la Pharmacie datant de 1988 et ouvrant le libéralisme dans le secteur pharmaceutique ont été révisés mais les arrêtés d’application n’ont pas été pris.
La loi pharmaceutique n°94/012/CTRN du 22 mars 1994 traite dans son Titre l du médicament à usage humain en Titre ll du médicament à usage vétérinaire, en Titre lll d’autres produits pharmaceutiques et para pharmaceutiques (matériel médico-chirurgical, objets de pansements, diététique, cosmétiques et hygiène), en Titre lV du contrôle, de l’inspection et des sanctions). Cette loi est sujette à l’application de décrets et arrêtés.
 
2. Sélection des médicaments et des produits pharmaceutiques
 
Il existe une liste de médicaments essentiels ainsi qu’une commission chargée de la réactualiser. Il existe une liste nationale de médicaments essentiels.
Nombre de médicaments sur la liste nationale de médicaments essentiels : 207 (1994)
Il existe des procédures formelles pour l’homologation des médicaments, une commission d’homologation.
Nombre total de médicaments homologués (sous forme de présentations) : 1446 (1994)
 
3. Approvisionnement
 
La PCG s’approvisionne en médicaments sous DCI par appel d’offre restreint après pré-sélection des fournisseurs. Il existe un système de suivi des fournisseurs. Des échantillons sont envoyés au laboratoire de contrôle de qualité. Le laboratoire de contrôle de qualité des médicaments est rattaché à l’INPS. Cependant, il ne fonctionne pas. C’est un risque majeur pour la santé des populations. Son organisation et son fonctionnement est défini par l’arrêté n°10943/MSP/SGG du 13 décembre 2004. Il reçoit un appui de la fondation Pierre Fabre programmé sur 2005-2006.
 
4. Coût des médicaments et politique des prix
 
Les prix des médicaments sont réglementés.
La marge cumulée des grossistes et des détaillants est supérieur à 35% du prix CIF ou départ usine. Il existe des mesures incitatives pour amener le secteur privé à vendre des MEG à bas prix.Les pharmaciens sont autorisés à remplacer les spécialités par des génériques. Il n’existe pas de système de surveillance des prix des médicaments.
Incitations économique à la production de médicaments : dispense de taxes pour la matière première, préférence locale de 15%.
 
5. Usage des médicaments et informations pharmaceutiques
 
Il existe un formulaire national des médicaments essentiels, des protocoles thérapeutiques régionaux, des ordinogrammes pour les centres de santé ont été élaborés.
Un guide de gestion a été harmonisé pour les centres de santé. Les pharmaciens sont autorisés par la loi à la substitution. Un manuel de logistique intégrée est disponible.
Dans le domaine de la formation, il existe une faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie à l’université de Conakry. C’est de cette faculté que sont sortis la plupart des pharmaciens du pays (900 environ).
Il n’existe pas de centre d’information sur le médicament, ni de publication de journaux pharmaceutiques indépendants, ni de comités thérapeutiques dans les grands hôpitaux.
 
Fiche réalisée à partir des indicateurs OMS du Gabon, Douala, mai 1998.
Indicateurs provenant du rapport mondial sur le développement humain 2001;PNUD.
African developpement indicators (1998/199), The World Bank, Whashington D.C.
Certaines données sont reprises de l’ouvrage « Le secteur pharmaceutique privé commercial en Afrique, Ministère de la coopération – OMS, 1995.
Sources Snip
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