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Mise à jour :  05/01/10

Réseau Médicaments et Développement

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Politique pharmaceutique de Centrafrique

Fiche d’identité

Superficie: 623 000 km²
Population : 3,6 millions (1999) / 4 038 000 en 2004
Taux de croissance de la population : 2,4% (1999)
Population urbaine : 40,8% (1999)
Espérance de vie à la naissance : 44,3 ans [femme:46/homme:42.7] (1999) / 41 ans en 2004
PIB PPA (Parité du Pouvoir d’Achat) par habitant : 1166 (1999)
Taux annuel d’inflation : 7 % (1990-96)
Dette extérieure : millions $US (1996)
Aide officielle au développement, nette, de tous les bailleurs de fonds:
- 167 millions $US (1996)
- par habitant : 50 $US (1996)
Aide Publique au Développement,nette:117.2 millions de $ (1999)
Aide Publique au Développement par habitant: 33.1$

Le système de santé

Taux de mortalité des moins de 5 ans: 172%o (1997)
Taux de mortalité infantile : 113%o (1999) / 193 %o en 2004
Taux de mortalité maternelle : 1100 pour 100 000 naissances
Prévalence VIH/sida chez les adultes : 230 000 en 2005
Nombre de prescripteurs : 3801 (1998)/4 médecins pour 100 000 habitants (1999) / 8,2 pour 100 000 habitants (331 médecins en 2004)
Nombre d’infirmiers : 1188 en 2204
Nombre de chirurgien-dentistes : 13 en 2004
Dépense publique de santé : 2% du PIB (1998)
Aide internationale dans le domaine de la santé : milliards de Fcfa (1999)
Dépense national de santé : 2% du budget national (1998)

Le secteur pharmaceutique

A. Données générales

1. Données économiques

Exportations pharmaceutiques françaises en Afrique francophone (milliers de francs)

 

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

milliers de FF

42 720

39 281

46 410

44 388

26 542

26 221

38 494

55 706

50 076

66 957

67 518

2. Ressources humaines

> 1000 pharmaciens, 630 préparateurs en pharmacie
> 30 pharmaciens, dont 25 d’officine et 5 hospitaliers, en 2006

3. Organisation du secteur pharmaceutique

Secteur pharmaceutique privé :

Evolution du nombre de points de vente, de grossistes et d’industries dans le secteur pharmaceutique privé

 

1998

2001

2006

Pharmacies

 

 

18

Dépôts

 

135

 

total

6000

 

 

Nb grossistes

200

 

 

Nb industries

30

 

 

Les principaux grossistes-répartiteurs sont
- Sodiphac (groupe Hesnault) : 1.16 milliards de FCFA (1991)
- OPC (groupe Dapharm) : 0.45 milliards de FCFA (1991)
- Pharmacie Sambo (indépendant) : 0.3 milliards de FCFA (1991)

Secteur pharmaceutique public ou à but non lucratif:

L’UCM (L’Unité de Cession des Médicaments) est une structure d’état d’achat et d’approvisionnement, qui vend des médicaments essentiels génériques aux formations sanitaires publiques et aux associations à but non lucratif.

Son chiffre d’affaires s’élevait à 0,893 milliard de Fcfa en 1997 et 1 milliard en 1998.

B. Politique pharmaceutique

1. Législation et réglementation des médicaments

La politique pharmaceutique en Centrafrique a été adoptée en 1995 et un plan directeur a été mis en place 1998. La législation est en cours de réactualisation ainsi que la réorganisation interne du service

2. Sélection des médicaments et des produits pharmaceutiques

Il existe une liste de médicaments essentiels mais il n’y a pas de commission chargée de la réactualiser.
Nombre de médicaments sur la liste nationale de médicaments essentiels : 172
Il existe des procédures formelles pour l’homologation des médicaments et une commission d’homologation.
Nombre total de médicaments homologués (sous forme de présentations) : 2386

3. Approvisionnement

L’UCM s’approvisionne en médicaments sous DCI par appel d’offre restreint après pré-sélection des fournisseurs. Il existe un système de suivi des fournisseurs. Des échantillons sont envoyés au laboratoire de contrôle de qualité.

4. Coût des médicaments et politique des prix

Les prix des médicaments sont réglementés.

La marge cumulée des grossistes et des détaillants est supérieur à 35% du prix.

Il n’y a pas de mesures incitatives pour amener le secteur privé à vendre des MEG à bas prix.

Les pharmaciens ont le droit de substituer la spécialité par un générique.

Il n’existe pas de système de surveillance des prix des médicaments.

Incitations économique à la production de médicaments : dispense de taxes pour la matière première, préférence locale de 15.

5. Usage des médicaments et informations pharmaceutiques

Il n’y a pas de formulaire national des médicaments essentiels ni de guides thérapeutique national.
Il n’existe pas de centre d’information sur le médicament, ni de publication de journaux pharmaceutiques indépendants, ni de comités thérapeutiques dans les grands hôpitaux.
Le concept de médicaments essentiels fait pas partie des programmes de formation initiale du personnel de santé.
Il n’y a pas de campagne d’information et d’éducation sur les MEG.
L’activité de l’Inspection de la Pharmacie se réduit à quelques visites aux pharmaciens privés.
Le Laboratoire National de contrôle a plus une activité de laboratoire médical qu’une activité de contrôle des médicaments.

Source :
Rapport mondial sur la santé 2006, OMS
Ordre national des médecins, chirurgien-dentiste et pharmaciens de Centrafrique
Ministère de la Santé
Indicateurs provenant du rapport mondial sur le développement humain 2001, PNUD
African developpement indicators (1998/199), The World Bank, Whashington D.C.
Le secteur pharmaceutique privé commercial en Afrique, Ministère de la coopération – OMS, 1995.
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