Fiche d’identité du Cameroun * La liste des médicaments essentiels du Cameroun : Superficie: 475 650 km2 Population: 15,7 millions (2003) Taux de croissance de la population : 2,6% Population urbaine : 51,4 % (2003) Espérance de vie à la naissance : 45,8 ans (2003) PIB PPA (parité du Pouvoir d’Achat)par habitant : 2118 (2003) Taux annuel d’inflation : 3 % (2000) Dette extérieure : 4247 milliards de FCFA (1998/1999) Aide officielle au développement, nette, de tous les bailleurs de fonds : - 413 millions $US (1996) - par habitant : 30 $US (1996) Aide Publique au Développement, Nette: 433.8 millions de $ (1999) Aide Publique au Développement par habitant: 29.5$ Le système de santé Taux mortalité des enfants de moins de 5 ans: 154 %o (1999) Taux de mortalité infantile : 95%o (1999) Taux de mortalité maternelle : 430 pour 100 000 naissances Nombre de prescripteurs : 7 médecins pour 100 000 habitants (1999) Nombre d’habitants/lit hospitalier :636 (2000) Dépense publique de santé :1,2% du PIB (2003) Dépense national de santé : 200 milliards de Fcfa (2000) Le secteur pharmaceutique A. Données générales 1. Données économiques - Dépenses publiques en médicaments : 120 milliards de Fcfa (2000) - Valeur totale de l’aide internationale en médicaments : - Valeur de la production pharmaceutique nationale (prix départ usine) : 2 milliards de Fcfa (négligeable par rapport à la consommation nationale) - Valeur totale des importations de médicaments (prix CIF) : 43.7 milliards de Fcfa + 22 milliards en contrebandeExportations pharmaceutiques françaises en Afrique francophone (milliers de francs)
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1991
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1992
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1993
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1994
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1995
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1996
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1997
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1998
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milliers de FF
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345 160
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332 109
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275 873
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165 562
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183 423
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208 428
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263 674
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267 755
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1999
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2000
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2001
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2002
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263 109
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311 482
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33416
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2. Ressources humaines (1998) > 1000 pharmaciens 3. Organisation du secteur pharmaceutique Le secteur pharmaceutique du Cameroun de divise en 2 sous-secteurs: 1. Le secteur pharmaceutique privé (= 40% du marché pharmaceutique camerounais) Le secteur pharmaceutique privé à but non lucratif est principalement constitué des formations sanitaires laïques et confessionnelles (catholiques, protestants et musulmans). Elles sont regroupées en centrales ou en bureaux d’achats selon leur profession de foi et s’approvisionnent à la CENAME et à l’étranger par des importations directes. Des formations sanitaires non regroupées en centrales ou en Bureaux d’achats peuvent s’approvisionner auprès des CAPP de leur province.Le secteur pharmaceutique privé à but lucratif représente environ 70% du marché du médicament, avec 5 établissements de fabrication locale, dont un spécialisé dans la production des solutés massifs (SIPP), un dans la production des formes sèches (CINPHARM) et trois autres fabricants des produits issus de la recherche sur les substances naturelles locales (LABOTHERA, KAMSUKOM, AFRICAPHARM). - Cinpharm, créée en 1988 par rhône-Poulenc, rachetée en 1995 par Eurapar. (Eurapar Finance 80%, RPR 10%, autres 10%). Son chiffre d’affaires s’élevait à 4,5 milliards de Fcfa en 1997, en baisse. 600 millions de FCFA en 2001. Cette société produit des comprimés, des gélules, des liquides oraux et des poudres stériles. Elle fabrique des génériques et des spécialités sous licence pour Rhône Poulenc Rorer et Pfizer. - Société Industrielle de Produits Pharmaceutiques (SIPP), créée en 1989, 65% privés camerounais et 35% Besix, et ayant un chiffre d’affaires de 1,29 Fcfa en 1997, 800 millions de FCFA en 2001. Cette société produit des solutés massifs pour perfusion et détient 80% du marché camerounais des solutés glucosés. - Plantecam, filiale des laboratoires Fournier dont l’activité portait sur l’exportation de plantes médicinales et la fabrication de médicaments à base de plantes, a déposé son bilan. Aucune d’elles n’a pu être compétitive lors des appels d’offre internationaux ouverts organisés par la CENAME.
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1987
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1994
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2001
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2002
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Pharmacies
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224
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308
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310
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310
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Dépôts
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Nb grossistes
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3
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8
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18
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Nb industries
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1
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3
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2
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5
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Evolution du nombre de points de vente, de grossistes et d’industries dans le secteur pharmaceutique privé Une dizaine d’établissements de distribution en gros sont opérationnels, parmi lesquels trois grandes structures assurent l’essentiel des importations et de la distribution des produits pharmaceutiques : Laborex (CA: 20 milliards de Fcfa en 2000), Campharm (CA: 9 milliards de Fcfa en 2000) et Pharmacam (CA: 4.5 milliards de Fcfa en 2000) approvisionnement environ 310 officines de pharmacie, tenues par des pharmaciens camerounais.Le secteur privé distribue principalement des spécialités pharmaceutiques et une faible proportion de médicaments génériques. Plus de 90% des produits sont importés, la production locale restant très faible.La répartition spaciale des officines de pharmacie montre une forte concentration dans les zones urbaines, principalement dans les 2 grandes villes (Douala & Yaoundé). La localisation de ces officines à l’intérieur des villes présente également un regroupement autour des centres commerciaux sans rapport avec la répartition spatiale de la population. 2. Le secteur pharmaceutique public ou à but non lucratif: Son organisation est claquée sur celle du système national de santé. Le système National d’Approvisionnement en Médicaments essentiels (SYNAME) comprend les CAPP et la CENAME.Le niveau central comprend la CENAME (La centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels), qui est une structure d’achat et d’approvisionnement en médicaments essentiels génériques. Elle acquiert les produits par des Appels d’offre internationaux et les ditribue aux Centres d’Approvisionnement Principaux (CAPP), aux formations sanitairesà but non lucratif organisées en bureaux ou en centrales d’achat, aux hôpitaux centraux et généraux, ainsi qu’à d’autres clients avec autorisation spéciale. Elle n'a pas de monopole. Son statut actuel est celui de “ projet ”, statut qui a évolué vers celui d’une société d’économie mixte en 2002. La CENAME a commencé à vendre en novembre 1998. Son chiffre d’affaire est en nette progression : il est passé de 100 millions de CFA par mois en 1898 à 350 millions de CFA par mois en 2001 et de 2,28 milliards de CFA par an en 1999 à 5 milliards de CFA par an en 2002. Son conseil d’administration regroupe des représentants de plusieurs Ministères, des bailleurs de fonds et de bénéficiaires. Des échantillons de lots sont envoyés au Laboratoire National de Contrôle de Qualité et au Lanspex (Niger).
Il y a un CAPP dans chacune des 10 provinces. Ils constituent le niveau intermédiaire. Ils s’approvisionnent principalement auprès de la CENAME et peuvent, sous certaines conditions liées à la disponibilité, au coût et à la qualité, s’approvisionner auprès d’autres fournisseurs locaux ou étrangers. Ils approvisionnent principalement les structures sanitaires publiques et certaines formations sanitaires à but non lucratif dans le cadre du recouvrement des coûts. Ils ont été créés vers 1994-1996 et n’ont aucun statut officiel. Ils fonctionnement sur la base d’un système de partenariat entre l’Etat et la communauté. Le niveau périphérique est constitué des pharmacies des formations sanitaires publiques. Celles-ci s’approvisionnent principalement au niveau des CAPP et dispensent des médicaments prescrits dans le cadre de la prise en charge des patients. Le Laboratoire National de Contrôle des médicaments à été créé par décret de mars 1996 et a depuis un statut d’Etablissement Public à caractère Administratif. Son conseil d’administration n’est toujours pas été désigné, début 2002. > Le secteur pharmaceutique informel : A coté du SYNAME, se développe un marché illicite informel de produits pharmaceutiques dont l’impact sur l’économie et la santé des populations est loin d’être négligeable. Ce marché est très diversifié et très étendu (environ 50% du marché du médicament au Cameroun) et les sources sont variées. B. Politique pharmaceutique 1. Législation et réglementation des médicaments L’Autorité de réglementation pharmaceutique est le Ministère de la Santé Publique, représenté par la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) conformément au Décret n° 95/040/PM du 7 mars 1995 portant organisation du Ministère de la Santé Publique. La DPM est chargée de:la mise en oeuvre de la Politique pharmaceutiquel’élaboration de la réglementation et des normes du secteur pharmaceutiquele contrôle des approvisionnementsl’enregistrement des produits pharmaceutiquesl’inspection pharmaceutiquel’étude de dossier de demandes d’agrément des établissements pharmaceutiques en collaboration avec l’ordre des pharmaciensPour l’activité d’enregistrement, la DPM s’appuie sur une commission multidisciplinaire et un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments et d’expertise (LANACOME). Bien que certains des organes de décision ne soient pas encore mis en place, le LANACOME effectue déjà les essais physico-chimiques sur les produits qu’il reçoit du Ministère de la Santé dans le cadre de l’homologation et de l’inspection pharmaceutique, des diverses structures d’approvisionnement en médicaments, et de tout autre intervenant dans le domaine du médicament.L’exercice de la profession de pharmacien est régi par la loi 90/035 du 10 août 1990 et ses textes d’application. Cette loi institue un Ordre National des Pharmaciens qui compte actuellement environ 1000 pharmaciens inscrits, dont une trentaine sont employés dans le secteur public. Tous les pharmaciens exerçant au Cameroun sont formés dans des universités étrangères. La formation des techniciens en Sciences Pharmaceutiques n’est plus assurée au Cameroun depuis plus d’une décennie. La politique pharmaceutique au Cameroun a été adoptée au Cameroun en Septembre 2000. La législation a été réactualisée en 1990. L’inspection pharmaceutique est assurée par des pharmaciens inspecteurs nommés exerçant au niveau central et au niveau provincial, malgré la faible disponibilité des ressources matérielles, financières et humaines d’une part, et la faiblesse du cadre institutionnel d’autre part. 2. Sélection des médicaments et des produits pharmaceutiques Il existe une liste nationale de médicaments essentiels ainsi qui a été réactualisée en 1999 par la commission. Il existe aussi une liste de médicaments d’urgence dont presque tous les médicaments sur la liste nationale des médicaments essentiels
Nombre de médicaments sur la liste nationale de médicaments essentiels : 258 médicaments classés en 5 niveaux de formations sanitaires
Il existe des procédures formelles pour l’homologation des médicaments, une commission d’homologation
Nombre total de médicaments homologués (sous forme de présentations) : 3. Approvisionnement La CENAME s’approvisionne en médicaments sous DCI par appel d’offre restreint après pré-sélection des fournisseurs. Il existe un système de suivi des fournisseurs. Des échantillons sont envoyés au laboratoire de contrôle de qualité. 4. Coût des médicaments et politique des prix Les prix des médicaments ont été libérés depuis 1998, mais la profession continue d’appliquer les taux suivants (ententes tacites) : prix des spécialités: -fabrication locale: marge de gros 10.37 % ; marge de détail 34.10 % -importations : marge de gros 14.17% ; marge de détail 38.94%prix pour les médicaments génériques : la CENAME applique une marge de 20%, sauf pour les ARV ; les CAPP appliquent une marge de 36% (20% pour les solutés), les formations sanitaires vendent aux patients avec une marge de 15%.Les antituberculeux et test de dépistage Camstix VIH sont cédés aux malades aux prix Cename. Des mesures incitatives pour amener le secteur privé à vendre des MEG à bas prix sont en cours d’élaboration: La substitution de la spécialité par un générique est possible mais n’est pas encore entrée dans les mœurs compte tenu, entre autre, d’une méfiance exagérée du consommateur qui n’est pas assez informé sur les MG Dans le Public, la DPM est responsable de l’application des prix.Incitations économique à la production de médicaments : les matières premières sont dispensées de taxes, il existe une préférence locale de 15% pour l’achat de produits fabriqués localement. 5. Usage des médicaments et informations pharmaceutiques Il n’y a pas de formulaire national des médicaments essentiels ni de guide thérapeutique national. Il n’existe pas de centre d’information sur le médicament, ni de publication de journaux pharmaceutiques indépendants, ni de comités thérapeutiques dans les grands hôpitaux. Le concept de médicaments essentiels vient d’être introduit dans les programmes de formation initiale du personnel de santé. Il n’y a pas de campagne d’information et d’éducation sur les MEG. Indicateurs provenant du rapport mondial sur le développement humain 2001; PNUD. African developpement indicators (1998/199), The World Bank, Whashington D.C. Certaines données sont reprises de l’ouvrage “ Le secteur pharmaceutique privé commercial en Afrique, Ministère de la coopération – OMS, 1995. Sources Leem. Direction de la Pharmacie et du Médicaments, Ministère de la Santé Publique, BP 2097, tel 237 22 41 44 CENAME : BP 2170 Yaoundé, Cameroun, tel 237 23 29 20, fax 237 23 29 23 |