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Mise à jour :  05/01/10

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ReMeD s’engage POUR  un meilleur accès aux antirétroviraux à un meilleur prix

Déclaration pour la mise en oeuvre d’un plan d’action en vue d’améliorer l’accès aux traitements contre le sida dans les pays en développement
 
Avec une estimation de 40 millions de personnes infectées par le virus du sida dans le monde et 26 millions de décès enregistrés, le VIH/sida apparaît désormais comme la pandémie la plus meurtrière de l'histoire de l’humanité. La menace que représente le VIH se traduit non seulement par la tragédie qu’il entraîne pour les personnes atteintes et pour leurs familles, mais aussi par son impact négatif sur la santé publique à l’échelle mondiale, et par ses effets potentiellement déstabilisateurs aux plans démographique, économique, politique et de sécurité dans de nombreux pays. Les organisations internationales, les gouvernements, les organisations non-gouvernementales et les groupes sociaux soutiennent depuis longtemps l’accès aux services de prévention et de soins pour l'infection au VIH/sida. Mais cependant nous n’arrivons toujours pas à procurer aux personnes infectées par le VIH à travers le monde les traitements requis. Ces deux dernières années, une extraordinaire concordance d'événements fournit une occasion que la communauté internationale doit saisir. Depuis la Conférence Mondiale sur le sida qui s’est tenue à Durban en juillet 2000 et la Session Extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies (SEAGNU) en juin 2001, le monde entier est plus que jamais mobilisé pour vaincre le VIH/sida dans les pays en développement. Les instruments qui peuvent inverser la courbe de la pandémie sont à notre portée. L’efficacité des traitements antirétroviraux à réduire la morbidité et la mortalité dues à l’infection par le VIH est désormais bien établie. L’accès aux traitements du VIH doit être désormais assuré aux millions de personnes infectées qui vivent dans les pays en développement , et ceci dans un cadre plus large de prévention, de soins et d'appui psychosocial appropriés. Les dotations actuelles de ressources consacrées à la lutte contre le VIH/sida sont nettement insuffisantes; elles représentent globalement moins de 25% des estimations annuelles des ressources nécessaires pour atteindre cet objectif. Les générations futures nous jugeront sévèrement si nous ne parvenons pas à mobiliser rapidement le minimum de 7 à 10 milliards de dollars US de dotations annuelles préconisées en juin 2001 par la SEAGNU.
L’objet du présent document est double. Il vise d’une part à définir clairement un cadre d’action en vue d’améliorer et d’accélérer l’accès aux soins des femmes et des hommes infectés par le VIH dans les pays en développement. En particulier, le document propose des objectifs qui sont réalisables à court terme. Des priorités spécifiques sont définies pour une période de 18 à 36 mois. Ce document vise d’autre part à donner une nouvelle impulsion à la mobilisation des organisations et des communautés dans le cadre d’un plan d’action permanent, progressif et durable susceptible de faire de la Déclaration de la Session Extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies une réalité.
Le présent document est le résultat d’un processus de consultation qui a duré toute une année et s’est appuyé sur la participation de 155 experts de 27 pays et 57 organisations nationales et internationales. Il s’agit du document final adopté par consensus par les participants qui se sont réunis à Paris à l’invitation du Ministère français des affaires étrangères, avec l'appui du Secrétariat de l’ONUSIDA et de l’OMS, du 29 novembre au 1er décembre 2001.

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