Situation Pharmaceutique Sao-Tomé et Principe

Présentation générale [1]

Superficie 960 km2( 2 iles habitées)
Population : 140 000 hab
Taux de croissance de la population : 2.54 %
Population urbaine : 40 %
EspĂ©rance de vie Ă  la naissance : 64 ans
PNB par habitant : 300 US$
Taux annuel d’inflation : 5 %
Monnaie : 1 franc français = 1200 dobras
Salaire d’embauche minimum : 6 US $ / mois (50 000 dobras)

Le système de santé

TMM5 : 138/1000
Taux de mortalitĂ© infantile : 84 /1000
Taux de mortalitĂ© maternelle : 131 / 100 000 naissances
Nombre de prescripteurs : 49
Nombre d’habitants/lit hospitalier :
DĂ©pense publique de santĂ© : Etat : 3.8 us $ per capita (1996)
DĂ©penses nationales de santĂ© :
Aide internationale dans le domaine de la santĂ© : plus de 60 %

Dépense national de santé per capita 70 US $ per capita dont 60 % d’assistance technique

Financement

1990

1997

Dépenses publiques

 

 

Aides extérieures

 

 

Dépenses des ménages

 

 


Le secteur pharmaceutique

A.    DonnĂ©es gĂ©nĂ©rales

1.     DonnĂ©es Ă©conomiques

-        DĂ©penses publiques en mĂ©dicaments : Etat : 3500 US $ soit 0.02 $ per capita

-        Valeur totale de l’aide internationale en mĂ©dicaments : très importante : plus de 80 % de la consommation. La consommation par habitant est de l’ordre de 1 US $ per capita

-        Valeur de la production pharmaceutique nationale (prix dĂ©part usine) : nĂ©ant

-        Valeur totale des importations de mĂ©dicaments (prix CIF) :

Les principales aides proviennent de : Taiwan, le Portugal, l’OMS et l’UNICEF et l’Union EuropĂ©enne.

Les services publics pratiquent le recouvrement des coûts, mais certaines catégories de la population bénéficient en théorie de la gratuité. Les médicaments sont gratuits à l’hôpital.

2.      Ressources humaines ) :  1 pharmacien (au ministère de la santĂ©), 23 techniciens en pharmacie, pas tous diplĂ´mĂ©s

3.      Organisation du secteur pharmaceutique

3.1  Entreprises pharmaceutiques :

Evolution du nombre de points de vente, de grossistes et d’industries dans le secteur pharmaceutique privĂ© :

 

1975

(indépendanc e)

1980

1990

2000

Pharmacies

3

3

3

4

Dépôts

 

 

 

1

total

3

3

3

4

Nb grossistes

 

0

0

0

Nb industries

 

0

0

0

Les trois pharmacies les plus anciennes sont très peu actives. Les pharmacies importent directement.

L’aide étrangère (Portugal à l’hôpital, Taiwan et l’UE à une ONG) est importée directement à un dépôt propre à chaque programme qui gère ces médicaments.

Il y a avait une entreprise publique de distribution, mais elle a été dissoute en 1996. Depuis 1999, le Fundo Nacional de Medicamentos sert de centrale de distribution des médicaments pour les services non directement fournis par l’aide étrangère. Il s’approvisionne exclusivement à l’UNICEF ou IDA. Il gère le dépôt de médicaments qui est à proximité des 3 anciennes pharmacies où il effectue près de la moitié de ses ventes.

Les cabinets privés (clinicos) vendent des médicaments (approvisionnement inconnu).

Le marché parallèle est réduit (quelques colporteurs).

3.2. Organisation administrative

Il n’y a pas de la direction de la pharmacie au ministère de la santé. Le service pharmaceutique est rattaché à la direction des services de santé. Il n’y a pas d’inspection pharmaceutique, ni de laboratoire de contrôle de qualité.

B.    Politique pharmaceutique

    Législation et réglementation : la législation date de 1970 et n’a pas été mise à jour depuis l’indépendance en 1975.

    Sélection :
    La liste des ME n’a pas été actualisée.
    Le secteur public et les aides internationales importent des MEG.
    Les importations par le secteur privé sont visées par le service pharmaceutique du ministère de la santé, mais celui-ci n’a pas de citère précis pour le faire. Le secteur privé vend des spécialités et des génériques.

    Approvisionnement:
    L’approvisionnement dépend étroitement de programmes d’aide publique.Il y a peu de dons privés. Peu de médicaments sont achetés par le pays.
    Dans le secteur privé certains prix sont réglementés par le service des douanes, mais il n’y a pas de contrôle.
                                                                                        
     

    [1] Inicateurs provenant du rapport mondial sur le développement humain 2001;PNUD