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Situation Pharmaceutique au CAP-VERT
Présentation générale [1]
Superficie 4033 km2(9 iles habitées) Population 400 000 hab
Taux de croissance de la population : 1.7% Population urbaine : 60.4% en 1999 Espérance de vie à la naissance : 69.4 (femme:71.8;homme:66) en 1999
PIB PPA (Parité du pouvoir d’Achat): 4490 par habitant : 1000 $US Taux annuel d’inflation : 9 % en 1998 Dette extérieure :
Aide officielle au développement, nette, de tous les bailleurs de fonds : - par habitant : Aide Publique au Développement, nette: 136.4 millions de $ en 1999
318.8$ par habitant
Monnaie : 1escudo CV = 2 Escudos portugais = 0,0400 EURO
Le système de santé [1]
TMM5:73%o en 1999 Taux de mortalité infantile :54%o en 1999
Taux de mortalité maternelle : 55 pour 100 000 naissances en 1999) Nombre de prescripteurs : 17 médecins pour 100 000 habitants Nombre d’habitants/lit hospitalier :
Dépense publique de santé : 8 613 140 USD en 1998; 1.8% du PIB en 1999 Dépenses nationales de santé : 10 200 780 USD en 1998 Aide internationale dans le domaine de la santé : 1 587 640 USD en 1998
Dépense national de santé per capita (en $US courant – Banque Mondiale/MINSAN/OMS 1998
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Financement
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1990
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1997
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Dépenses publiques
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Aides extérieures
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Dépenses des ménages
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Le secteur pharmaceutique
A. Données générales
1. Données économiques
- Dépenses publiques en médicaments : Etat : 220 millions CVE (1999) ;
INPS (Sécurité sociale) : 325 millions CVE dépenses privées : 325 millions CVE
- Valeur totale de l’aide internationale en médicaments : très peu
(négligeable), mais aide internationale très importante en général
- Valeur de la production pharmaceutique nationale (prix départ usine) : 190 millions CVE (1999)
- Valeur totale des importations de médicaments (prix CIF) : 322 millions ECV (1998)
Les importations proviennent en majorité du Portugal.
Il n’y a pas de recouvrement des coûts dans le secteur public où les médicaments sont distribués gratuitement. Un quart de la population bénéficie de
l’INPS (le secteur privé industriel et commercial). Celle-ci rembourse les médicaments prescrits à hauteur de 75 %.
Exportations pharmaceutiques françaises (milliers de Francs français)
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1997
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1998
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1999
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2000
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2001
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Cap-Vert
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456
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694
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69
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108
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72
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Source SNIP
2. Ressources humaines : 18 pharmaciennes (dont 5 dans le secteur public
et dont 2 cubaines); 33 préparateurs en pharmacie.
3. Organisation du secteur pharmaceutique
3.1 Entreprises pharmaceutiques :
Evolution du nombre de points de vente, de grossistes et d’industries dans le
secteur pharmaceutique privé :
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1975
(indépendance)
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1980
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1990
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2000
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Pharmacies
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5
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5
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9
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14
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Dépôts
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0
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1
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16
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23
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total
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6
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25
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37
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Nb grossistes
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1
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1
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1
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Nb industries
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0
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1
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1
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Les pharmacies privées sont concentrées dans les deux villes (Praia et Mindelo) ; les dépots sont dans des localités plus petites. Comme au Portugal, les
pharmacies et dépôts peuvent être la propriété de non-pharmaciens, mais ils doivent avoir un pharmacien ou un préparateur comme responsable technique.
Le grossiste est EMPROFAC, entreprise d’Etat, créée en 1979 qui a le monopole de l’importation et de la distribution. Elle a toujours été bénéficiaire et connaît
peu de ruptures. Elle est en cours de privatisation, étant une des rares sociétés d’Etat non encore privatisées à la suite des réformes opérées dans les années 90.
Une entreprise de production a été créée en 1991 : INFARMA, par association d’EMPROFAC (40 %) d’un laboratoire portugais (44.8%) et de capitaux
cap-verdiens 15.2%). Elle approvisionne environ le tiers du marché national. Cette entreprise fabrique des spécialités appartenant au fabricant, des
génériques sous nom commercial et des génériques sous forme comprimés, gélules, liquides oraux et liquides à usage externe. Elle ne produit pas de produits
injectables dont la technologie est plus complexe à maîtriser. Son chiffre d’affaires en 1996/97 s’élevait à 1 190 476 US$
Le marché parallèle est très réduit (quelques colporteurs).
3.2. Organisation administrative
La direction générale de la pharmacie est une des direction du Ministère de la santé. Il n’y a pas d’inspection pharmaceutique, mais une inspection générale de
la santé, sans pharmacien.
Laboratoire National de Contrôle de Qualité : a été créé en 1981. Il a besoin d’être rénové et redynamisé.
B. Politique pharmaceutique
Législation et réglementation :
Le Cap-Vert a formulé sa politique pharmaceutique nationale en 1978 et a créé la Direction Générale de la Pharmacie chargée de réglementer, d’orienter et de
contrôler les activités pharmaceutiques et de coordonner les aspects techniques des équipements médico-hospitalier. L’essentiel de la réglementation date de 1993 : Réglementation des pharmacies
privées et mise sur le marché des médicaments. Il n’y a pas de texte général sur la politique pharmaceutique.
La législation a été réactualisée durant ces dix dernières années
Le service d’inspection est peu développé. Le Laboratoire National de Contrôle de Qualité a été créé en 1981 Il n’y a pas d’ordre des Pharmaciens
Sélection des médicaments et des produits pharmaceutiques
Depuis 1980, il y a une liste Nationale des médicaments (actualisée environ tous les 5 ans, la drenière fois en 1998), qui comprend 425 molécules et 641
présentations. Seuls les produits de cette liste peuvent être importés (sauf dérogation pour des patients particuliers). Un seul produit par référence est importé.
Cette liste est établie par la Commission Nationale des médicaments (31 membres) qui est chargée de la réactualiser Nombre de médicaments sur la liste nationale de médicaments essentiels : 234.
Il n’existe pas de procédures formelles pour l’homologation des médicaments, mais il existe une commission d’homologation des médicaments. Les autorisations
sont données par le Direction Générale de la Pharmacie. Nombre total de médicaments homologués (sous forme de présentations) : 641
La liste Nationale de Médicaments est mise à jour tous les 5 ans et l’objectif est de la réviser tous les 2 ans Il n’y a pas d’enregistrement des médicaments.
Approvisionnement EMPROFAC achète les médicaments par Appel d’offres en DCI, mais ceux-ci sont
restreints pour les médicaments vendus en officine (présentation en spécialité avec notice en portugais). Il y a un partage entre les importations et les achats
à INFARMA : aucun produit n’est à la fois produit par INFARMA et importé. il existe un syxtème de suivi des fournisseurs. Des contrôles qualité des échantillons sont faits dans le pays ou à l’extérieur.
Coût des médicaments et politique des prix Les prix des médicaments sont réglementés dans le secteur privé. Les marges légales sont les suivantes :
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(en % du prix d’achat)
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Produits importés
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Produits INFARMA
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EMPROFAC
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20 %
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20 %
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Pharmacies et dépots
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30 %
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35 %
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Les prix sont indiqués sur les emballages par une vignette.
Il n’y a pas de politique particulière concernant les médicaments génériques.
Mais de nombreuses molécules ne sont présentes qu’en générique.
Usage rationnel et informations pharmaceutiques En 1993 a été publié un manuel de Pharmacothérapie, mais il a été très peu
utilisé et il est considéré comme dépassé. Une bonne proportion de prescriptions se fait en génériques (pas de chiffre). Il n’y a pas de visiteurs médicaux, ni aucun système d’information organisé.
Il n’existe pas de mesure incitative pour amener le secteur privé à vendre des médicaments essentiels à bas prix. Il n’y a pas de système de surveillance des prix des médicaments.
Les pharmaciens ont le droit de substituer des médicaments génériques à des médicaments de marque. Il y a des médicaments essentiels génériques vendus sous nom générique ou sous DCI dans le secteur privé.
Il existe un système de surveillance des prix des médicaments Incitations économique à la production de médicaments : dispense de taxes pour
les matières premières, pas d’importation pour les produits fabriqués localement.
Usage des médicaments et informations pharmaceutiques
Un formulaire national des médicaments essentiels existe et a été réactualisée au cours des 5 dernières années. Il existe un guide thérapeutique national.
Il n’existe pas de centre d’information sur le médicament. Il n’existe pas de comités thérapeutiques dans les grands hôpitaux.
[1] Indicateurs provenant du rapport mondial sur le développement humain 2001;PNUD |