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POLITIQUE PHARMACEUTIQUE AU CAMEROUN
Présentation générale[1] Superficie 475 650 km2 Le système de santé TMM5[3] : 154 %o en 1999 Le secteur pharmaceutique[4] A. Données générales 1. Données économiques - Dépenses publiques en médicaments : 120 milliards de Fcfa (2000) Exportations pharmaceutiques française en Afrique francophone[5] (milliers de francs)
2. Ressources humaines (1998) : 1000 pharmaciens 3. Organisation du secteur pharmaceutique 3.1 Secteur pharmaceutique privé = 40% du marché pharmaceutique camerounais Evolution du nombre de points de vente, de grossistes et d’industries dans le secteur pharmaceutique privé :
Les principaux grossistes-répartiteurs sont Laborex (CA: 20 milliards de Fcfa en 2000), Campharm (CA: 9 milliards de Fcfa en 2000), Pharmacam (CA: 4.5 milliards de Fcfa en 2000),Rhône Poulens Pharma, Coopérative Camerounaise Pharmaceutique, Pharmex, … Il existe actuellement deux industries pharmaceutiques : - Cinpharm, créée en 1988 par rhône-Poulenc, rachetée en 1995 par Eurapar. (Eurapar Finance 80%, RPR 10%, autres 10%). Son chiffre d’affaires s’élevait à 4,5 milliards de Fcfa en 1997, en baisse. 600 millions de FCFA en 2001. Cette société produit des comprimés, des gélules, des liquides oraux et des poudres stériles. Elle fabrique des génériques et des spécialités sous licence pour Rhône Poulenc Rorer et Pfizer. - Société Industrielle de Produits Pharmaceutiques (SIPP), créée en 1989, 65% privés camerounais et 35% Besix, et ayant un chiffre d’affaires de 1,29 Fcfa en 1997, 800 millions de FCFA en 2001. Cette société produit des solutés massifs pour perfusion et détient 80% du marché camerounais des solutés glucosés. - Plantecam, filiale des laboratoires Fournier dont l’activité portait sur l’exportation de plantes médicinales et la fabrication de médicaments à base de plantes, a déposé son bilan. Aucune d’elles n’a pu être compétitive lors des appelsd’offre internationaux ouverts organisés par la CENAME 3.2 Secteur pharmaceutique public ou à but non lucratif La CENAME (La centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels) est une
structure d’achat et d’approvisionnement, qui vend des médicaments essentiels génériques aux formations sanitaires publiques et aux associations à but non lucratif. Son statut actuel est
celui de “ projet ”, statut qui devrait évoluer vers celui d’une société d’économie mixte. La CENAME a commencé à vendre en novembre 1998.son chiffre d’affaire est passé de 1.18
milliards de CFA en 1999 à 5 milliards de CFA en 2002. Elle approvisionne le secteur public (les CAPP) et le secteur privé à but non lucratif (confessionnel principalement). Elle n'a pas de
monopole. Son chiffre d’affaire mensuel est en nette progression : il est passé de 100 millions cfa en novembre 1998 à 350 millions cfa en mars 2001. Le Laboratoire National de Contrôle des médicaments à été créé par décret de mars 1996 et a depuis un statut d’Etablissement Public à caractère Administratif . son conseil d’administration n’est toujours pas désigné, début 2002 Secteur pharmaceutique informel : B. Politique pharmaceutique 1. Législation et réglementation des médicaments Il existe une direction de la Pharmacie et du Médicament[6] 2. Sélection des médicaments et des produits pharmaceutiques Il existe une liste nationale de médicaments essentiels ainsi qui a été réactualisée en 1999 par
la commission. Il existe aussi une liste de médicaments d’urgence dont presque tous les médicaments sur la liste nationale des médicaments essentiels 3. Approvisionnement La CENAME[7] s’approvisionne en médicaments sous DCI par appel d’offre restreint après pré-sélection des fournisseurs. Il existe un système de suivi des fournisseurs. Des échantillons sont envoyés au laboratoire de contrôle de qualité de ? 4. Coût des médicaments et politique des prix Les prix des médicaments ont été libérés depuis 1998, mais la profession continue d’appliquer les taux suivants (ententes tacites) : Incitations économique à la production de médicaments : les matières premières sont dispensées de taxes, il existe une préférence locale de 15% pour l’achat de produits fabriqués localement. 5. Usage des médicaments et informations pharmaceutiques Il n’y a pas de formulaire national des médicaments essentiels ni de guides thérapeutique national.
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