réseau médicaments et développement Mise à jour :  03/03/08

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ReMeD s’engage POUR  un meilleur accès aux antirétroviraux à un meilleur prix

Les médicaments déstinés à traiter le sida, première cause de mortalité dans les pays africains, ne sont pas définis systématiquement comme “essentiels” pour des raisons financières.
Actuellement, plus de 40 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus du Sida (VIH). Mais le nombre absolu et la proportion des sujets infectés est plus important dans les pays du Sud que dans les pays du Nord.
En 2005, le programme commun des Nations Unies (ONUSIDA) estimait que 95% des personnes infectées par le VIH vivent dans les pays en développement (PED), dont plus des 2/3 sur le contient africain. En moins de 10 ans, le sida est devenu la première cause de mortalité dans la plupart des pays du Sud.
Le sida provoque aujourd’hui désormais bien plus de décés que des pathologies traditionnelles meurtrières, comme le paludisme ou les maladies diarrhétiques. A ce tableau alarmant, il faut ajouter que les antirétroviraux disponibles pour le traitement restent hors de portée des pays du Sud en raison de leur prix de vente très élevé. Une trithérapie revient à environ 6OO €/mois, alors que le revenu mensuel moyen dans ces pays ne dépasse pas 75 €. l’achat des antirétroviraux dépasserait très largement les possibilités financières des pays du Sud même s’ils y consacraient la totalité de leur budget de santé national. Dans la pratique, ces médicaments demeurent intégralement à la charge des patients ou de leur famille.
 
Les antirétroviraux, ainsi que les médicaments nécessaires au traitement des maladies opportunistes les plus fréqentes, sont vendus pratiquement au même prix partout dans le monde, au Nord comme au Sud.
 
On estime que si tous les malades des PED étaient soignés au prix actuel des thérapies antirétrovirales, cela représenterait une fraction très importante, voire plusieurs fois la richesse produite dans chacun de ce pays. Il en résulte que très peu de malades du Sud ont les moyens d’être soignés. En réalité , une faible proportion des personnes atteintes du VIH accède au dépistage et au système de soins. Ceci a bien sûr des conséquences catastrophiques en terme de santé publique. A ce niveau, les actions de prévention sont insuffisantes et ne parviennent pas à elles seules à faire baisser le nombre de nouvelles infections.Les antirétroviraux sont des “médicaments essentiels”, mais inaccessibles. Le groupe antirétroviraux est entré sur le liste modèle de l’OMS pour la première fois lors de la révision de 1997 (10e liste). La zidovudine (Rétrovir°) est seule inscrite sur la liste, en vue de son utilisation pour réduire le risque de transmission materno-foetale. Quant aux autres antirétroviraux, ils ne figurent pas sur cette liste: l’OMS recommande que la décision d’introduire la trithérapie soit prise au niveau des pays, son coût étant inaccessible à la plupart des budgets nationaux de santé. Les antirétroviraux sont protégés par des brevets : les firmes pharmaceutiques productrices de ces médicaments (Glaxo Wellcome, Merck, Bristol-Myers-Squibb, Roche, etc.) sont en situation de monopole et appliquent un prix mondial “unique” déterminé par le prix que peuvent supporter les marchés des pays développés.
 
En Côte d’Ivoire, où il  existe une initiative nationale d’accès aux traitements, de négociations avec les firmes pharmaceutiques ont permis de faire baisser de 60% le prix de la zidovudine (AZT,Retrovir°). Mais de très faibles réductions sont consenties sur les  médicaments plus récents, comme l’indinavir (Crivixan°) de la famille des antiprotéases, utilisés dans les associations en trithérapie.

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Listes des médicaments essentiels de l’OMS et par pays

Les médicaments essentiels sont les médicaments qui satisfont aux besoins de la majorité de la population en matière de soins de santé selon l’OMS depuis 1977. La sélection des médicaments essentiels est un processus continu qui doit tenir compte des changements de la situation épidémiologique et de l’évolution des priorités sanitaire dans chaque pays,ainsi que des progrès de la thérapeutique.

Déclaration pour la mise en oeuvre d’un plan d’action en vue d’améliorer l’accès aux traitements contre le sida dans les PED déclaration ARV

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