De: owner-e-med@usa.healthnet.org de la part de remed@remed.org Envoyé: lundi 9 avril 2001 18:50 À: e-med@usa.healthnet.org Objet: [e-med] Sida : Prix des antirétroviraux (revue de presse) E-MED: Sida : Prix des antirétroviraux (revue de presse) ------------------------------------------------------------------------- Le coût de traitement du sida en baisse de 89% au Mali (ministre) BAMAKO, 8 avr (AFP) - 11h50 Le gouvernement malien a officiellemnt annoncé samedila conclusion d'accords avec quatre laboratoires pharmaceutiques, permettant l'accès aux médicaments antirétroviraux à des prix "pouvant atteindre" une réduction de 89% par rapport aux prix jusqu'alors pratiqués. "Une trithérapie qui coûtait 35O.OOO F Cfa (3.500 FF) par malade et par mois coûtera désormais entre 45 et 79.OOO F Cfa (450 et 790 FF) mensuellement pour le même malade porteur du virus", a précisé devant la presse Mme Traoré Fatoumata Nafo, ministre de la Santé. Entre 300 et 400 malades du sida parmi les plus démunis bénéficieront dès cette année, pour leur traitement, d'une subvention du gouvernement et 500 à 600 personnes infectées par le virus pourront en bénéficier l'année prochaine, a indiqué Mme Traoré. Les quatre firmes pharmaceutiques anglaise, américaine et allemande se sont "félicitées" de l'accord intervenu avec le gouvernement malien. Le taux de prévalence du sida sur l'ensemble du territoire malien est de 3,5%, mais atteint près 5% dans la localité de Sikasso (sud de Bamako), principal axe routier menant notamment vers la Côte d'Ivoire. Un plan quinquenal (2OO1-2OO5) prévoit une baisse de 1/3 du taux de prévalence au Mali. L'année dernière, le président malien Alpha Oumar Konaré, bousculant les tabous, avait remis publiquement quelque 6O.OOO préservatifs aux maires maliens destinés à leurs administrés pour une lutte préventive contre la maladie. ****************** Mise en place de 16 centres de distribution d'antirétroviraux Panafrican News Agency (Dakar) April 9, 2001 Posted to the web April 9, 2001 Yaoundé, Cameroun Le gouvernement camerounais a décidé de doter les hôpitaux publics de seize centres spécialisés dans le traitement, la prise en charge et la distribution des antirétroviraux aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. Ces centres, qui seront chargés de la santé psychologique des personnes vivant avec le VIH/SIDA, effectueront des dépistages sur les femmes enceintes vivant avec le virus afin de limiter la transmission de la mère à l'enfant. Ils devront également traiter les maladies opportunistes telle que la tuberculose et mener des campagnes de prévention contre cette maladie. Ils seront placés sous la direction des délégués provinciaux de la Santé publique et couvriront l'ensemble du territoire national. La province du Centre à laquelle appartient Yaoundé, la capitale, se taille la part du lion avec six centres. Celle du Littoral dispose de deux centres. Les huit autres disposent chacune d'un centre dans leurs hôpitaux. La création de ces centres a pour but de décentraliser les traitements spécifiques et la prise en charge des malades du VIH/ SIDA. La décentralisation, souligne-t-on, rendra les médicaments antirétroviraux plus accessibles à l'ensemble des personnes vivant avec le virus qui les achèteront désormais à 70.000 FCFA par mois. Les centres seront équipés de matériels appropriés pour les tests et la confirmation des résultats qi seront ensuite transmis au Comité national de lutte contre le Sida tous les trois mois pour des statistiques. On rappelle que le taux de prévalence est de 11 pour cent au Cameroun. *************** Médicaments anti-sida: l'entrée de Roche bloquée par des manifestants BALE (Suisse), 9 avr (AFP) - 15h01 De jeunes socialistes suisses ont bloqué lundi matin l'entrée du groupe pharmaceutique Roche à Bâle (nord de la Suisse), pour protester contre le procès opposant les principaux laboratoires pharmaceutiques au gouvernement sud-africain sur la vente de génériques aux malades du sida. Les manifestants, au nombre d'un quarantaine, ont demandé à l'entreprise helvétique de donner l'exemple et de retirer sa plainte. La manifestation a duré de 09h30 à 12h00 locales (07h30 à 10hOO GMT), a précisé un porte-parole des Jeunes socialistes "JUSO". Elle s'est poursuivie dans les rues de Bâle. Trente-neuf groupes pharmaceutiques, dont trois suisses (Novartis, Roche et Janssen-Cilag), défendent leurs droits commerciaux contre une loi sud-africaine favorisant l'accès aux médicaments génériques à bas prix. Le procès qui s'est ouvert le 5 mars à Prétoria(Afrique du Sud) a été reporté au 18 avril. Cette manifestation s'est déroulée au moment où, à Hoesbjoer (Norvège), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont organisé des discussions d'experts pour faire payer moins cher aux pays pauvres les traitements contre le SIDA et les autres grandes maladies qui les frappent. Les deux organisations discuteront des "prix différenciés" souhaités par l'OMS pour les médicaments essentiels, et des mesures demandées par l'OMC pour empêcher un retour de ces traitements à bas prix vers les pays développés. Cet "atelier" réunit une centaine d'experts représentant les milieux scientifiques, les laboratoires pharmaceutiques et les organisations non-gouvernementales (ONG). L'Union européenne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l'Afrique du Sud, le Kenya, l'Ouganda, le Brésil et la Thaïlande sont également représentés. -- Adresse pour les messages destinés au forum E-MED: Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum ou directement à l'auteur. Pour toutes autres questions addresser vos messages à :