De: owner-e-med@usa.healthnet.org de la part de remed@remed.org Envoyé: jeudi 12 avril 2001 10:51 À: e-med@usa.healthnet.org Objet: [e-med] Accès aux médicaments: revue de presse E-MED: Accès aux médicaments: revue de presse ------------------------------------------------------------------------- Accès aux médicaments: double approche -prix bas et aide aux systèmes de santé- GENEVE, 11 avr (AFP) - 19h52 Les participants au colloque OMS-OMC de Hoesbjoer (Norvège) sur l'accès aux médicaments essentiels sont convaincus qu'une double approche - baisse des prix par les laboratoires et effort financier majeur de la communauté internationale pour renforcer les systèmes de santé - est la seule viable pour aboutir à des résultats efficaces. L'un ne peut aller sans l'autre, ont-ils souligné en substance dans une téléconférence organisée à l'issue de cette réunion d'experts, à Genève, Oslo, Londres et Washington. Mme Gro Harlem Brundtland, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que cette approche est la réponse "équilibrée" qui convient pour faire face à une épidémie du sida qui affecte 36 millions de personnes et aux autres maladies dévastatrices (malaria, tuberculose, etc). La directrice de l'OMS a suggéré la création d'un nouveau fonds pour la santé, soutenu par la volonté politique des Etats et doté de moyens très importants, afin de pouvoir obtenir "des résultats rapides". En ce qui concerne la fixation de prix plus bas des médicaments ("prix différenciés") dans les pays les plus pauvres, un des thèmes principaux du colloque, Mme Brundtland l'a jugé "réalisable". Adrian Otten, directeur pour les droits de propriété intellectuelle (TRIPS) à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a réitéré devant la presse l'essentiel de ses conclusions à Hoesbjoer: "l'opinion générale, a-t-il dit, semble être que si des prix abordables sont importants, faire parvenir effectivement les remèdes essentiels, qu'ils soient génériques ou brevetés, aux gens qui en ont besoin dans les pays les plus pauvres requièrera un effort financier majeur". "Cela, a-t-il souligné, à la fois pour acheter les médicaments et pour renforcer les systèmes d'approvisonnement en soins médicaux". "Pour ces pays, a observé M. Otten, la plus grande partie du financement additionnel devra venir de la communauté internationale". ******************** Afsud: Oxfam demande à l'ONU de se prononcer pour les médicaments génériques LONDRES, 11 avr (AFP) - 19h58 L'organisation caritative britannique Oxfam a appelé mercredi les Nations-Unies à prendre position dans le procès qui oppose l'industrie pharmaceutique au gouvernement sud-africain à Pretoria. Les groupes pharmaceutiques, qui ont déposé une plainte devant un tribunal de Pretoria contre une loi sud-africaine favorisant l'accès aux médicaments "génériques" à bas prix, "contribuent à une violation grossière des droits de l'Homme en Afrique du Sud", ajoute l'organisation caritative dans un communiqué. "En refusant au peuple sud-africain l'accès à des médicaments abordables, les groupes pharmaceutiques étranglent le gouvernement sud-africain et le met dans une situation où il ne peut pas remplir ses obligations en matière de droits de l'Homme", poursuit le comuniqué. La Haute cour de Prétoria doit tenir mercredi prochain une nouvelle audience pour examiner la plainte de 39 groupes pharmaceutiques contre une loi sud-africaine favorisant l'accès aux médicaments "génériques" à bas prix, un procès crucial pour des millions de malades du Sida dans les pays en développement. Le procès concerne notamment les traitements contre le HIV, alors que l'Afrique du Sud compte quelque 4,2 millions de séropositifs et malades du sida, le chiffre le plus élevé au monde. Dans une lettre ouverte au Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Mary Robinson, Oxfam lui demande "d'enquêter sur la compatibilité de (ce procès) avec les réglementations internationales sur les droits humains dont le but est de protéger la santé publique". "Nous voudrions que le Comité (de l'ONU) sur les droits économiques, sociaux et culturels publie un avis sur la façon dont le gouvernement sud-africain pourra remplir ses engagements en matière de droits de l'Homme si l'interprétation des droits sur les brevets est maintenue, comme le souhaitent les groupes pharmaceutiques", ajoute le document. ****************** Programme de subvention des trithérapies au Bénin COTONOU, 11 avr (AFP) - 20h16 Le Bénin va mettre en place un programme pour offrir à quelques séropositifs un traitement à coût très réduit, grâce à un appui financier de la France et de la Fondation mondiale contre le sida, a-t-on appris mercredi auprès du Programme national de lutte contre le sida (PNLS). D'un coût total de 1,150 milliard de francs CFA (115 millions FF, 17,5 millions d'euros) ce programme de prise en charge est financé à hauteur de 790 millions FCFA (7,9 millions FF, 1,2 millions euros) par la France, de 60 millions FCFA (600.000 FF, 91.000 euros) par la Fondation mondiale de lutte contre le sida et de 300 millions FCFA (3 millions FF, 457.000 euros) par le gouvernement béninois. Il doit permettre la prise en charge par le PNLS de 95% à 99% des coûts des traitements par trithérapie selon la "situation socio-économique des patients", a déclaré Sévérin Anagonou, coordonateur national du PNLS. "Le coût mensuel par patient passera de 350.000 FCFA à 20.000 FCFA, voire 1.000 FCFA (3.500 FF, 200 FF ou 10 FF - 533, 30,5 ou 1,5 euros)", a-t-il expliqué. De 100 à 200 personnes devraient bénéficier au départ de ce programme, d'une durée intiale de deux ans. Les enfants de moins de 10 ans seront traités gratuitement. Au Bénin, le taux de prévalence du sida est passé de 0,36% en 1985 à 4,1% en 2000. On dénombre plus de 160.000 séropositifs et plus de 37.000 malades. Les départements du Mono (ouest) et du Zou (centre) sont les plus touchés et les jeunes de 15 à 30 ans représentent près de 70% des malades. **************** Un collectif d'ONG recommande la baisse du coût des médicaments Panafrican News Agency (Dakar) April 11, 2001 Posted to the web April 11, 2001 Abidjan, Côte d'Ivoire Une trentaine de représentants d'Organisations non gouvernementales (ONG) de lutte contre le SIDA viennent de recommander à Abidjan la "baisse urgente des coûts des médicaments génériques" en vue de faciliter le traitement des malades. Les représentants de ce collectif d'ONG dénommé "Réseau Afrique 2000", en provenance de six pays africains et de France, ont également envisagé la mise en place d'un dispositif financier du paquet optimum basé sur le partage des coûts. "Ce dispositif devra faire appel à un fonds de solidarité pour les plus démunis ainsi qu'à une mutuelle coopérative pour les personnes en capacité de payer un traitement ARV", a déclaré mercredi un organisateur au terme d'une rencontre régionale de cinq jours à Abidjan. Les participants ont en outre demandé aux bailleurs de fonds d'appuyer financièrement les projets pilotes structurés sur la mutualisation dans les centres associatifs de prise en charge du VIH/SIDA par la formation des volontaires. Ils ont enfin décidé de la mise en place d'une commission de travail pour le suivi de toutes ces recommandations. On rappelle que le Réseau Afrique 2000 est un collectif d'ONG visant à réfléchir sur les conditions de lutte contre le VIH/SIDA. Sa prochaine rencontre aura lieu l'année prochaine au Togo. Les participants à la rencontre d'Abidjan venaient des pays suivants: Bénin, Burkina Faso, Burundi, Côte d'Ivoire, Mali, Togo et France. ****************** Le Nigeria achète à l'Inde des médicaments anti-sida pour 4 M de dollars LAGOS, 10 avr (AFP) - 11h45 Le Nigeria a acheté à l'Inde 4 millions de dollars de médicaments pour aider à lutter contre le sida dans le pays le plus peuplé d'Afrique, a-t-on appris mardi de source officielle. Le taux de prévalence du sida a atteint 5,4 % de la population adulte au Nigeria, selon les derniers chiffres publiés en décembre 1999. Le Nigeria compte plus de 120 millions d'habitants. Le président Olusegun Obasanjo a ordonné l'achat de médicaments anti-rétroviraux (AZT) pour aider les personnes touchées par la maladie, a annoncé mardi le ministre de la Santé Alphonsus Nwosu. "Je n'avais pas commandé d'AZT, cela a été uniquement une initiative et un geste de compassion pour ces personnes du président lui-même", a déclaré le ministre. Les médicaments anti-rétroviraux ont la capacité de développer le système immunitaire des personnes infectées par le VIH et le sida, mais ces médicaments sont très chers. Les médicaments arriveront d'Inde "dans les trois prochaines semaines", a indiqué le ministre. Des campagnes internationales ont été lancées pour forcer les compagnies pharmaceutiques à réduire les coûts des médicaments anti-sida. L' Afrique du Sud est à la tête de cette mobilisation. Quelque 70 % des 36,1 millions de personnes infectées par le VIH ou le sida dans le monde vivent en Afrique sud-saharienne, selon l'Organisation mondiale de la santé(OMS). [Posté par CB] -- Adresse pour les messages destinés au forum E-MED: Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum ou directement à l'auteur. Pour toutes autres questions addresser vos messages à :